Affichages : 5073

La BONNE VILLE

  

RENCONTRE ET SECURITE

 

Aristote est, le premier, celui qui a su définir la ville. "La ville doit être construite de manière à apporter à ses habitants, la rencontre et la sécurité". Cette affirmation simple et percutante reste totalement vraie au XXIème siècle : Toute ville a besoin de lieux de rencontre agréables, bien vécus, appropriés par la population qui donnent envie au plus grand nombre de se retrouver en groupe ou individuellement. Mais ajoutez-y de l’insécurité - dans toutes ses variantes : sécurité des personnes, bruit, peurs - et plus rien ne fonctionne. Construisez une ville ou un quartier très sûr mais sans lieux de rencontres, ce ne sera pas de la ville mais tout au plus un repli collectif sur soi. Le nom des lotissements qui se sont créés récemment autour d’Arras en témoigne : Le clos des charmes, le clos de l’abbaye, le clos du buqueux …. A quand le retour des fortifications ? Ces noms ne cachent-ils pas de manière criante l’envie de calme et de ressourcement que la ville ne semble pas apporter ?

 

LE SOCIAL, LE SPATIAL ET LE REGLEMENTAIRE

 

Autre phrase fondatrice et clairvoyante en ce début de propos : celle de Saint Augustin qui affirme que « la ville c’est des pierres et des hommes ». Du spatial et du social donc. L'urbanisme est une science pluridisciplinaire, une sorte de synthèse réunissant dans une même préoccupation le social, le spatial et le règlementaire et obligeant à manier l’art et les techniques de l'aménagement dans l'intelligence et la compréhension du développement de notre société.

 

Ne pas s'en préoccuper, ne pas le comprendre serait lourd de conséquences pour les citoyens et leurs modes de vie.

  

L’URBANISME : UNE PRÉOCCUPATION ESSENTIELLE DES ÉLUS

 

Les auteurs de ce document souhaitent interroger les candidats aux élections et obtenir leur avis sur ce diagnostic et ces propositions. Le débat public de l'urbanisme est important car il concerne l'habitant et ses modes de vie.

 

Le premier magistrat de la commune ou de la communauté urbaine porte une responsabilité évidente et directe dans l'aménagement de la ville et des territoires sous son influence : par sa capacité à délivrer des autorisations d'urbanisme, l'élu se place, de fait, en position d'aménageur.

 

Cette contribution a pour but de le mettre au centre de cette position et de lui rappeler que la bonne compréhension des problèmes d'urbanisme durable est primordiale parce que cette notion touche à l'économique, à l'environnemental et au social.

  

COMPRENDRE LES MODIFICATIONS SOCIETALES

 

Les modifications sociales et sociétales de ce siècle sont inédites. Elles sont connues mais il est bon de les rappeler car elles apportent de l’intelligence dans nos projets :

  

  

  

  

  

  

  

  

  

 

  

 

 

Les habitants déclarent souvent : « on va partir et faire construire une maison à (ville de campagne). On a envie d’être au calme et à la nature ». Mais cette légitime recherche de tranquillité et de ressourcement est-elle satisfaite dans le péri-urbain ? Avec objectivité, très rarement : celui qui a vécu le bal des tondeuses du samedi après-midi, quand ce n’est pas le dimanche matin, et le passage de la sulfateuse dans le champ riverain ne pourra me contredire.

 

 

Il faut rechercher les qualités que les gens vont chercher à l’extérieur des villes et les ramener en ville. Hervé VINCENT, Architecte (Lyon).

 

Cette réflexion doit nous guider dans l’aménagement de la ville car elle traduit intuitivement la première recherche du citoyen : un cadre de vie apaisé intégrant la nature. La responsabilité de l’élu dans cet apport de bien-être est évidente. Yves Duteil, lors d’une intervention à Cité Nature en octobre 2009, illustrait merveilleusement bien cette capacité. Alors qu’il voulait urbaniser un secteur de sa commune (Precy sur Marne), il a fait le choix d’un plan masse favorisant clairement le rapprochement entre habitants. Depuis la livraison de l’opération, disait-il, par la manière dont l’opération a été conçue (desserte voiture par l’arrière et large espace public central ouvert à tous au centre) et par les rapports sociaux qu’ils ont engendrés, des repas sont spontanément et très fréquemment organisés entre habitants : repas malgache, vietnamiens, algériens, … les 13 ethnies présentes dans l’opération offrent autant leurs repas que leurs riches diversités culturelles.

 

Certes, chacun sait que les demandes des habitants sont souvent individualistes. Mais mises bout à bout, ne traduisent-elles pas, en réalité, une demande sociétale globale : une ville sure, agréable, où les rapports entre personnes sont apaisés. La traduction habitante est : bruit, vitesse, crottes de chien. C’est bien un aspect important de la sécurité et de l’éducation qui s’exprime derrière ces mots que l’on aurait tort de trouver réducteur.

 

Le cadre de vie que l’on offre au citoyen est déterminant : on peut fabriquer des ghettos ou au contraire des lieux de rencontre. C’est une question de choix politique d’abord et d’intelligence technique ensuite.

 

« Un homme qui n’est pas informé est un sujet, un homme informé est un citoyen » a dit un jourAlfred Sauvy, sociologue. Faire participer l’habitant n’est pas qu’une obligation règlementaire. Parce qu’il permet au plus humble de s’exprimer, donc d’exister, la démocratie participative (beau pléonasme) est une source d’épanouissement personnel. Quelles que soient ses revendications, il est reconnaissant quand on lui permet cette expression directe.

 

  

 

La rue a ses flux, ses rythmes qui débutent avec l'heure des écoles et des salariés. La matinée est le temps des livraisons. La ville est fréquentée le midi par les salariés en pause autant que par les étudiants des grands bahuts. Les courses et les promenades de l’après-midi font les bonnes heures des commerçants et annonce l'heure de sorties de bureau. Vient enfin l’heure des restaurants avant les sorties théâtres ou cinéma.

 

Chacun est légitime dans sa fonction pour utiliser le même espace avec ses exigences propres : fonctionnalité, facilité et rapidité d’accès pour les uns, bien être apaisement et sécurité pour les autres. Souvent les demandes peuvent paraître contradictoires. Comment alors partager de l’espace public ?

 

Mais surtout : Comment anticiper sur une autre vision de l'aménagement, moins dépendante de la voiture et intégrant dès maintenant le vieillissement de la population et ses inéluctables répercussions en terme de mobilité ? La bonne ville est celle qui aura su anticiper. Mais le pas de la ville est un pas long. On estime à 20ans le temps nécessaire pour y apporter des modifications importantes.

 

 

Bien sûr, il nous faut un regard global sur ces données fragmentées car interactives : la mondialisation est accélérée par nos voyages à l’autre bout de la planète, rendue possible par les NTIC, parce qu’on a plus de temps libre et que les voyages sont moins chers….. La décohabitation est facilitée par l’autonomie et la circulation.

 

On peut alors affirmer que l’exclus, de nos jours, est, notamment, celui qui n’a pas accès aux NTIC, ne peut pas se déplacer et n’a pas accès aux loisirs. D’ailleurs, dans la recherche d’emploi, un des premiers critères des demandeurs s’exprime désormais ainsi : pourrai-je encore avoir du temps libre le soir ou le WE ?

 

 

LA VILLE DURABLE ET SES EXIGENCES

 

Ainsi, il apparait que la ville durable possède un certain nombre de caractères propres :

 

 

 

DE LA THÉORIE A LA PRATIQUE : Le cas d’Arras

 

 

 

DÉPLACEMENTS ET MOBILITÉS : VILLE, VOITURE, VITESSE :

Rencontre et Sécurité

 

 

La citation de Platon reste pertinente à l’examen de la tri thématique Ville, Voiture, Vitesse. Le citoyen vit des rythmes différents tout au long de sa journée : immobile la nuit lors de ses temps de repos, flânant en ville à 3km/h ou se rendant au travail à pied (5 km/h), à vélo ou en jogging (12 km/h), en voiture (30/50/90/110/130 km/h) ou en déplacement plus lointain (en TGV ou en avion). Tout ceci est bien connu.

 

L’intérêt de ces propos est d’objectiver les endroits où se pratique cette vitesse. Le centre-ville ne peut s’accommoder d’une vitesse excessive et reste le lieu de la lenteur. A défaut, les problèmes de sécurité resurgissent : sécurité des personnes liée au croisement de flux, mais aussi des biens (vols à l’arraché), apparition du bruit des motos et autres deux roues… Le problème inverse est également vrai : on voit bien les problèmes que posent la présence de piétons et de cyclistes le long des voies rapides.

 

Les boulevards périphériques ne peuvent supporter des vitesses importantes car ils sont souvent des lieux d’interface et de croisement entre la ville et ses faubourgs et d’équipements (stades, parcs, culture, gare …). 50 km/h est une vitesse maximum qu’il faut à la fois contrôler et fluidifier. Contrôler, là comme ailleurs, car sans contrôle pas de respect. Fluidifier parce que le confort d’utilisation et les économies de carburant – donc de pollution - imposent la synchronisation des feux tricolores. L’automobiliste sait qu’à 50 km/h il passera fluide la plupart des feux. A 55 km/h il ne les passera pas parce que le feu se met au rouge. Un peu comme les feux mis en place sur le boulevard W Churchill après le tragique accident corporel de 2009, sauf que là le système n’a fonctionné que peu de temps et que désormais, les voitures (ou motos) peuvent encore circuler à 70 sans risque. Certaines séquences imposent toutefois un ralentissement désormais : ainsi, la citadelle, pour être rattachée à la ville ne doit plus être coupée par un « boulevard fracture ». Il est intéressant ici de rappeler que l’origine du mot Boulevard vient de bolwerk mot qui apparait en même temps que la construction des places fortes.

 

Pour être respectée, il faut être lisible et franc sur l’affichage de la vitesse limite. Trop de lieux sont entachés d’incertitude sur la vitesse autorisée. Les Zones 30 en particulier, ainsi le bas de la rue Saint Aubert : le panneau est peu lisible, pas de panneau limitateur lumineux, jamais de contrôle de vitesse dans cette zone à haut risque et avec contresens vélo. Mais beaucoup d’autres zones 30 ne sont pas du tout annoncées et affichées. Arras pourrait utiliser plus amplement des facultés offertes par le code de la rue : les zones de rencontres (lieux de flux, les écoles…)

  

 

 

  

  

  

  

 

  

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La ZAC Arras Val de Scarpe

 

Il s’agit d’un projet qui a maintenant plus de 10 ans d’existence et duquel on peut tirer quelques enseignements.

 

Son ambition était de créer un nouveau visage pour Arras, à son entrée principale, en structurant un front bâti sur la vallée de la Scarpe et en créant un nouveau quartier résolument urbain

 

Au bout de 10 ans de mise en œuvre on constate :

 

Les grandes lignes du projet ont été respectées : mail, volumes bâtis, cône de vue sur le cœur de ville depuis la voie rapide.

 

Mais le projet a été dénaturé sur plusieurs points :

 

 

rectangulaire autour de « carrefour des abattoirs » Les nouveaux alignements visent à préserver le bâtiment des Compagnons du Devoirs et sacrifient un point fort du traitement de l’entrée d’Arras.

 

 

Les raisons de cet échec sont :

 

  

 

Un autre aménagement majeur de l’agglomération concerne Saint Laurent Blangy : le quartier des Rosati. Il est marqué par plusieurs principes d’organisation contestables :

 

 

  

 

De nos jours, les ruraux sont en réalité des néo-ruraux voire des urbains reconvertis en ruraux ou persuadés qu’ils allaient pouvoir le devenir. Quand il s’installe à la campagne, l’urbain veut assouvir un compréhensible besoin de propriété transmissible (« quand je pense à ce que je paye en loyer pour rien …»). Cet investissement, il le pense plus possible à la campagne qu’en ville où le foncier et le bâti sont plus onéreux. Le calcul de ses déplacements ou de son chauffage n’intervient pas. Il habite donc la campagne périurbaine néo-rurale « par défaut ». Ce n’est pas tant son amour de la nature qui le motive mais plutôt son porte-monnaie et la recherche du pavillon d’apparat, avec clôture fer-forgé funéraire, sur un grand terrain pas trop cher. Il ne recherche pas un quartier où il va bien vivre mais la parcelle sur lequel il va pouvoir faire construire la maison qu’il a déjà choisie bien avant d’avoir trouvé son terrain. C’est comme cela en France car les opérations d’habitat se font le plus souvent par des lotissements de maisons « individuelles » en lots « libres » alors qu’en Europe anglo-saxonne ou du Nord-Est, les opérations se font par quartiers de groupes d’habitations, garants de meilleurs harmonies car elles nécessitent la conception d’ensemble qui fait la plupart du temps défaut dans nos lotissements sans concepteurs. Les habitants qui n’ont pas d’exigences sur la qualité des opérations se bornent à la recherche d’un « entre-soi » à côté d’autres pas trop différents d’eux : Combien de fois entend-on les élus des petites communes dire « non, pas de logement social chez nous. Si les gens viennent chez nous, c’est pour être tranquille ! ». En oubliant le fait que leurs propres enfants ou les retraités de la commune ont des revenus qui les rendent, pour la plupart, éligibles au logement social.

 

Le nom des lotissements qui se sont créés récemment autour d’Arras en témoigne : Le clos des charmes, le clos de l’abbaye, le clos du buqueux …. A quand le retour des fortifications ? Ces noms ne cachent-ils pas de manière criante l’envie de calme et de ressourcement que la ville ne semble pas apporter ?

 

Ainsi se crée dans ces secteurs une société, un peu par défaut, tant bien que mal, une somme d’individualités par obligation plutôt qu’une société coopérative par éthique. Les espaces publics qui y sont créés sont inexistants ou indigents. D’ailleurs, les promoteurs de ces opérations sans ingénierie auront tôt fait de convaincre les maires que les espaces publics …. « Ça va coûter cher en entretien à la commune ». S’il y a une mare ou une noue…. Attention danger : « on peut s’y noyer » et « c’est vous qu’on viendra chercher monsieur le maire ! » Alors on déroule des tuyaux et du macadam au lieu de faire de l’infiltration des eaux pluviales sur des espaces paysagers.

 

Je fais un rêve : peut-être un jour, aurons-nous des acquéreurs qui réclameront avant tout de la qualité pour leurs espaces de vie. Discussion dans un bureau de vente : « Dites-donc : Vous avez-vu votre projet ? Où ils vont jouer nos enfants ? Où est ce qu’on pourra faire une fête de quartier, un pique-nique ? Sur la « raquette camion poubelle » ? Vous rigolez ? J’achète pas. Vous avez-vu l’opération de (???????) : c’est quand même autre chose. Les gens sont bien là-bas. Ils ont mis en place du covoiturage. Il y a un pédibus qui va direct et sécurisé à l’école. Et maintenant, ils sont en train de réfléchir à la mise en place d’une coopérative de prêt de matériel. C’est vrai qu’avoir chacun son taille-haie, c’est un peu … ».

  

 

Ce rêve est prémonitoire. L’évolution de la société (moins d’argent, moins de matières premières, moins d’énergie fossile, donc moins de voitures, vieillissement …) va nous conduire à une gestion et une conception économique de nos projets. Ce sera tout bénéfice pour l’habitant car, c’est quand elle se resserre que la société prend son sens, pas quand elle se distend. Les élus ont à comprendre et anticiper pour proposer des lieux de vie qui intègrent ces nouveaux paramètres. Certains le font par compréhension spontanée. D’autres y viennent par obligation. Ceux qui pêchent par omission risquent de porter plus tard une responsabilité que les habitants pourraient leur reprocher.

  

 

 

  

 

 

 

La bonne tenue des commerces alimentaires et même la réinstallation de petites surfaces de proximité atteste, à Arras comme ailleurs, du retour prometteur des centres villes.

 

 

 

A la campagne, on va au bourg

 

Au bourg, on monte en ville

 

En ville, on va à la métropole

 

Dans la métropole, on va à la capitale

 

Le métropolitain raisonne international !

  

 

Tout se passe comme si l’habitant recherchait le niveau supérieur au sien, à celui de son statut. A Arras, le marché du samedi est rempli d’habitants des communes périphériques. La fonction alimentaire du marché ne représente que peu dans le déplacement de l’habitant qui, très surement, saurait trouver les légumes qu’il achète dans le bourg qu’il habite. Mais la ville lui apporte l’animation et la rencontre qu’il ne peut trouver à son propre niveau résidentiel local. Le jeune arrageois, trouve, lui, sa ville « morte » et reporte sur Lille sa recherche d’animation et d’anonymat.

  

 

Cette logique d’emboitement d’échelles de fréquentation a été dévoyée quand les centres commerciaux sont apparus : standardisés, bâtis hors agglomération, sans marque patrimoniale ou accroche locale, ils nivellent l’échelle des valeurs. De l’intérieur comme de l’extérieur, il n’y a pas de différence entre un Auchan des villes et un Auchan … des champs. C’est peut-être ce qui donne aux ruraux l’illusion de modernité et de progrès. L’urbain y va pour des raisons alimentaires et cherche les galeries marchandes plus huppées. C’est ainsi que les hyper-commerçants modifient l’image de leurs galerie. On voit bien les modifications profondes intervenues entre le Mammouth devenu Auchan ancienne formule, et le nouveau centre construit et livré il y a un an. Les nouvelles galeries commerciales, on découvre plus de boutiques « traditionnelles » de services, restaurants, simili espaces publics, cafés ... Bientôt, on pourra tout faire dans les centres commerciaux et ne plus se rendre en centre-ville. Et en plus « on peut se garer facilement » entend-on souvent. On sait aussi que beaucoup de ruraux s’y rendent pour la balade ; la fréquentation « traine-savates » des jours d’ouverture exceptionnelle en atteste : le centre commercial est une balade pour la moitié environ des visiteurs. La moitié des visiteurs d’un centre commercial n’achète rien.

 

Mais cette échelle des valeurs, chahutée par les centres commerciaux, s’accompagne aussi de la cohorte inéluctable de panneaux publicitaires, de restaurants rapides et de ronds-points décorés. Est-ce un mal ? Ou plutôt : Est-ce un mal nécessaire ? Nos voisins proches qui n’ont pas succombé à cet urbanisme commercial tentaculaire qui a déstructuré nos centres villes natifs vivent-ils plus chichement ? C’est réellement un choix de société qui nous est proposé et qui placent les élus dans une dimension qui va bien au-delà du simple aménagement.

 

Attention, la dépendance de ces lieux à la voiture peut être ségrégatif : n’oublions pas que les taux de motorisation est faible chez les plus vulnérables. Autrement dit la création de ces centres ne doit pas occulter la nécessité de commerces de proximité. Ils restent présents et semblent bien vivre (Résidence Saint Pol, les Hochettes …)

 

Simple constat, sans voiture, vous ne pouvez pas vous rendre du centre commercial Auchan à Décathlon ou aux restaurants juste en face. Ceux qui ne le comprennent pas tenteront eux-mêmes une traversée à pied ou en vélo !

 

 

  

(développement en cours)

  

 

 

LES OPERATIONS D’AMENAGEMENT

 

Obtenir un urbanisme de qualité suppose une vision de la ville d’Arras, une sensibilité des élus à la qualité architecturale et urbaine, des compétences dans les services, des politiques dans les domaines de la maitrise du foncier, des documents réglementaires, de la mise en œuvre des documents d’urbanisme.

 

 

Il est frappant de voir comment la sensibilité d’un élu peut, sur la durée de quelques mandats électifs, influer fortement sur la qualité de la ville. On peut utilement se référer aux exemples d’Amiens (Cf. références) ou ???

  

 

La ZAC Arras-Val de Scarpe (Cf. références) est un projet dont l’intention a été diluée et largement abandonnée, faute d’un portage politique et d’une attention suffisante pour le mettre en œuvre.

  

 

Le projet de la Citadelle a été amorcé par une étude de reconversion qui définit des orientations peu contestables hormis deux points majeurs : la desserte du nouveau quartier en cul de sac et l’absence de projet sur l’arsenal, point central de la Citadelle (Cf. références)

 

  

Le secteur SERNAM pourrait accueillir un nouveau quartier de maisons de ville et petits collectif tout en assurant une nouvelle liaison en direction d’Achicourt. La partie la plus proche de la gare aurait pu être destinée à des bureaux. Mais le secteur n’a pas fait l’objet d’une étude d’ensemble. Son organisation est obérée par l’implantation malheureuse de la salle de sports. Aucune liaison douce n’est prévue avec la gare.

 

  

Les autres projets d’aménagement arrageois concernent les quartiers sociaux : St Laurent-St Nicolas et des Blancs Monts. ………..

  

 

ZAC des Rosati : Cette opération est marquée par une architecture néoclassique d’un autre temps, qui lui donne une allure d’éphémère parc à thème, loin de ce que l’on pourrait attendre d’une architecture contemporaine de qualité. Cette opération est surement la référence …. de ce qu’il ne faut plus faire : clôtures, colonnes et frontons 17eme, culte du décor néo-grec confinent le territoire dans une image passéiste négative. Ce secteur à fort potentiel pouvait, au contraire, afficher une audace et une innovation dans l’aménagement : bioclimatisme, grandes terrasses, parc partagé…

  

 

 

CONCLUSION

 

 

Les recettes du succès sont connues. Elles constituent une condition nécessaire mais quelquefois non suffisante :

  

 

  

 

  

 

  

 

  

 

  

Philippe DRUON, Urbaniste qualifié, AimeTaVille.