1945-1954" par Hugues Tertrais, aux IGDPE Editions publications, en 2002. Il a ses entrées chez l'état-major du corps expéditionnaire et l'empereur Bảo Đại. Elle coûta aux forces franco-vietnamiennes 100 000 tués et disparus, dont 28 000 Français métropolitains, 12 000 légionnaires, 45 000 Indochinois et 15 000 Africains. Pour l'année fiscale américaine 1951-1952, le financement américain se montait à 330 millions de dollars, soit 20 % du coût de la guerre. En 1946, début de la guerre d’Indochine. L'Indochine va l'y opposer à l'ex- capitaine d'état-major Henri Frenay, l'un des premiers chefs de la Résistance, cofodateur de ce quotidien à 100 000 exemplaires[85], où famine et répressions en Indochine des années 1930 ont été rappelés dès l'hiver 1944-1945 par les éditoriaux Pierre Herbart, grand reporter qui les avaient révélées à l'époque[86]. Lana Jean Clarkson, née le 5 avril 1962 à Long Beach en Californie et morte assassinée le 3 février 2003 à Alhambra en Californie, est une actrice américaine, spécialisée dans les films de série B, de science-fiction et films fantastiques. Les Japonais avaient réquisitionné toute la récolte de riz. Union française : 75 581 morts, 64 127 blessés, Việt Minh et alliés : 300 000 morts, 500 000 blessés, 100 000 prisonniers, les royalistes de la Cour de Huê, comme la famille de, les pro-Japonais, qui fondèrent le parti « Dai Viêt » à la suite de l’intellectuel nationaliste. En mai 1953, Henri Navarre devient le septième commandant en chef en Indochine, censé « reconquérir l’initiative », salué par un article-fleuve du général Georges Catroux dans Le Figaro 21 juillet 1953[58]. Il tire à 400000 exemplaires les premiers jours, en débauchant quatre journalistes du Monde dont il triple le salaire, puis s'effondre après quelques semaines. Article du Monde repris et illustré par couvertures fictives de, "Bataillon Bigeard : Indochine, 1952-1954, Algérie, 1955-1957" par Erwan Bergot, en 1977, "La guerre d'Indochine - De l'Indochine française aux adieux à Saigon 1940-1956" par Radvanyi, Janos (1980). D'autres journalistes de L'Express créeront le magazine Le Point en 1972. Puis c'est le Parlement qui l'adopte à son tour à l'unanimité. Il s'étend de la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale à la fin de la première guerre d'Indochine. Hô Chi Minh a accepté cet accord pour se débarrasser de l'armée chinoise de Tchang Kaï-chek qui pillait le Tonkin et aurait vraisemblablement fini par supplanter le Việt Minh[20]. En France, de Lattre, qui doit défendre son projet d'envoyer des renforts en Extrême-Orient, voit sa santé se dégrader et meurt en janvier 1952. La France concède théoriquement à l'État du Viêt Nam une souveraineté en matière de diplomatie, et crée une « armée nationale » sous commandement français et agissant comme force supplétive des forces françaises d'Indochine. Retour, nouvelle de l'écrivain Jean Hougron témoignant des difficultés des militaires de «retour d'Indo » [172] ou encore le personnage héros du « crabe-tambour »[173] montrent qu'ils parfois plus perçus comme des baroudeurs recherchant l'avenure, parfois jusqu'à l'opium, que comme investis d'une mission d'intérêt général. Les parties ne trouvant pas par la voie diplomatique (. La guerre de reconquête coloniale se transforme alors progressivement en une guerre civile[non neutre]. Le projet ne reprendra qu'en novembre 1954[75], quand Philippe Boegner, confondateur de Paris-Match est convoqué[74],[76] par Antoine Pinay, ex-président du conseil[77]. En août 1945, le Việt Minh, mouvement indépendantiste vietnamien d'obédience communiste, profitant du coup de force des Japonais de mars dans le contexte de la guerre du Pacifique, prit le pouvoir lors de la révolution d'Août, notamment dans la colonie française du Tonkin. L'importance de la propagande, aussi bien dans la presse communiste opposée à la guerre que dans les journaux qui reprenaient celle de l'armée, n'a pas favorisé l'intérêt des Français. Entre-temps, le RPF est passé de 3% à 21,75% des voix lors des élections législatives françaises de 1951, tandis que le MRP est tombé à 12% contre près de 26% en 1946. Ce geste vaudra à Bao Dai d'être exilé à Hong Kong par les autorités françaises, avant que ces mêmes autorités ne le ramènent de cet exil, peu de temps après, pour lui confier, à Saïgon, la création de l'État du Viêt Nam « indépendant ». Cette fluidité permettait à la jeune armée populaire l’initiative du refus ou de l’acceptation des combats, de fixer ici et déplacer là les troupes françaises qui n’occupaient que les villes, les axes routiers, les voies d’eau et la ligne du chemin de fer trans-indochinois. 1954 : Chute de Dien Bien Phu. Lucien Bodard y place un de ses amis, le jeune pigiste Robert Aeschelmann, et le général met un appartement à disposition de son épouse Mag Bodard[51], qui écrit sur la vie urbaine à Saïgon et Hanoï[53],[54],[55] et devient la maîtresse du patron de France-Soir Pierre Lazareff[56], qu'elle épousera après la guerre, comme le révèlera le patron des deux palaces locaux, "Le Continental" et "Le Majestic"[56],[Note 1]. « En revanche, l’économie française tirait profit indirectement de la guerre. Passée sous le contrôle du Vietminh quelques semaines, elle a été reprise par le colonel Jean Cédile [40]. "Violence et colonisation: pour en finir avec les guerres de mémoires" par Claude Liauzu -Editions Syllepse 2003, "Les communistes français et la guerre d'Indochine, 1944-1954" d'Alain Ruscio, publication de la thèse de 1984, fiche de lecture par Denise Bouche dans la, "Le général gambiez et les catholiques vietnamiens pendant la guerre d'Indochine" par Ce succès lui attire un concurrent L'Express, créé le 16 mai 1953 par Jean-Jacques Servan-Schreiber, dont la famille avait fondé Les Échos, engagé à 25 ans par Le Monde comme éditorialiste en politique étrangère pour sa bonne connaissance des États-Unis, qui lui permet de se spécialiser sur la guerre froide[98]. 2021 - Explorez le tableau « GUERRE D'INDOCHINE CDOS JAUBERT 1946/1954 » de michel frid, auquel 106 utilisateurs de Pinterest sont abonnés. Le MRP est alors l'épine dorsale, sur la question indochinoise, de la "Troisième Force" qui l'associe aux radicaux et à la SFIO, mais toujours sur la défensive sur l'Indochine, ces trois partis ne se « réconciliant que sur la réduction des crédits militaires »[29]. Cette séparation, approuvée ensuite par l'URSS, fut entérinée par les accords de Potsdam. ». À l'époque de l’Armistice de 1940 et de la création du régime de Vichy, l’Indochine française était administrée par le général Georges Catroux (nommé en août 1939), qui tentait de régler les problèmes avec le Siam et le Japon. Certains journalistes s'indignent, les anglo-saxons en particulier[52], que le commandement militaire y mène « contre eux une guerre plus efficace que contre le Vietminh »[52],[51]. Un ton qui tranche avec celui, dans le même journal trois ans plus tôt, de l'ex-député, ingénieur militaire et commissaire à l'Indochine française Jean Bourgoin[161], selon qui 'Indochine, « fédérée par l'arbitrage et le ciment de la civilisation française, cesserait d'exister le jour même où elle viendrait à l'indépendance ». La guerre d'Indochine aurait pu ne pas avoir lieu. « guerre coloniale » 1957 : Les pleins pouvoirs sont accordés au général Massu pour briser la guerre « par tous les moyens ». La guerre d'Indochine s'est déroulée de 1946 à 1954. « Les troupes aéroportées françaises en Indochine 1945-1956 ». tandis que Jacques Madaule, maire d'Issy-les-Moulineaux, réunit le 19 février 1950 des catholiques pour la paix en Indochine dont des MRP[153], parmi lesquels André Denis. Franck Mirmont, en collaboration avec Heinrich Bauer, Jean Carpentier, Jean Guêtre, Pierre Latanne, Bernard Ledogar, Jean-Louis Rondy. C'est contre cette dictature du régime de Diêm que s'est formé le Front national de libération du Sud Viêt Nam (dit également Viêt Cong) en 1956. nécessaire], mais le CEF doit systématiquement se replier faute de moyens et d'avoir pu porter un coup décisif[réf. Le quotidien catholique bruxellois La Libre Belgique est ainsi très en pointe dans la critique de la guerre[47]. L'espace médiatique sera aussi dominé par l'interventionnisme d'un autre général De Lattre de Tassigny, qui en octobre 1951 voyage jusqu'à Rome pour convaincre personnellement le pape Pie XII de recadrer les évêques et notables catholiques du Viêt-nam, qu'il juge trop indulgents envers le Vietminh[34], après avoir mis en place à Saïgon un contrôle envahissant des médias. La France, affaiblie par l’instabilité politique de la Quatrième République, doit gérer une guerre de plus en plus coûteuse et impopulaire. Il en alors appelle aux lecteurs de Combat, dans deux numéros successifs, les 6 et 9 février 1950[84] , pour fonder avec une partie de la rédaction l'hebdomadaire anticolonialiste L'Observateur politique, économique et littéraire[91],[63]. Le camp retranché a fini par tomber, comme sont tombées, au cours de l'histoire, toutes les forteresses assiégées abandonnées à leur sort ». L'équipe inclut des journalistes SFIO anti-colonialistes, Claude Estier, exclu du Populaire pour un article titré « Jules Moch, assassin », et Maurice Laval, maire adjoint de Montrouge, présent avec Bourdet à Octobre dès 1947 [95],[96]. Comme Bodard, il devient très proche du général De Lattre[51], arrivé fin 1950, qui pense que le conflit « se gagnera d'abord avec le soutien de l'opinion publique » et créé donc un "camp de presse"[52] où « d'âpres marchandages ont lieu dans le bureau des censeurs »[52], qui « raturent, coupent »[52]. L'amiral Thierry d'Argenlieu a pesé lui-même chaque mot[réf. "Vietnam War Diplomacy: Reflections of a Former Iron Curtain Official" (PDF). demandait Charles-Robert Ageron dans un article publié dans Le Monde, le 26 août 1992 [1]. Ruscio (Alain), Les communistes français et la guerre d’Indochine 1944-1954 [CFGI], Paris, L’Harmattan, 1985, 426 p. Sheeham (Neil), L’Innocence perdue, un Américain au Vietnam, traduit de l’américain, Paris, Seuil, 1991. Le quart des Français, en septembre 1945, est sans opinion à la question qui leur est pour la première fois posée par l'Institut de sondage IFOP : « Quel sera le sort de l'Indochine ? La dernière modification de cette page a été faite le 8 février 2021 à 19:00. Dès 1947, son patron a préféré « un Belge qui connaît parfaitement » le Vietnam et défend le Viet Minh, car l'AFP « verrouille tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à une contestation de la politique française »[65]. En février 1950, François Mauriac lui reproche des articles soutenant le refus des cheminots de charger du matériel militaire[89]. Le quotidien du Parti socialiste belge, Le Peuple, ouvre ses colonnes à des socialistes français de toutes tendances[47] sur la question de l'Indochine.