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« Le silence est d’or » dit l’adage. Toutes les enquêtes l’affirment, les Français se plaignent du bruit : selon la SOFRES, 2 personnes sur 3 ! Quand on examine plus en détail le taux de ceux qui se déclarent gênés « souvent », on s’aperçoit que ce taux atteint 26 % dans les villes de 30 000 habitants. 28% des habitants avouent même devenir très irritables et considèrent comme une contrainte de devoir fermer une fenêtre pour obtenir du calme. 20% déménagent pour trouver du calme ailleurs. Etre au calme : voilà la demande exprimée le plus souvent quand un habitant s’installe. (http://www.tns-sofres.com/etudes-et-points-de-vue/les-francais-et-les-nuisances-sonores).

 

Le bruit est-il donc un mal inévitable lié à nos modes de vie ? Toutes les villes sont-elles bruyantes ? Y-a-t-il des références en la matière ? Essayons de répondre à ces quelques questions.

 

Tout d’abord le CPIE n’est pas « hors sujet » quand il parle de bruit car c’est un facteur environnemental évident. Il a même été abordé dans les réflexions du « Grenelle de l’Environnement » : c’était le chantier N°18.

 

Bien sûr, le bruit est lié à nos modes de vie, puisque 80 % des bruits sont générés par les transports (dont 68% par les véhicules), nous dit l’ADEME. Certes en matière de pollution sonore, il y a des différences entre une ZOE électrique et un deux roues débridé ! Le seuil de « danger acoustique » est fixé à 90 dB. (http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?catid=12582). Un exemple : regardez l’étiquette fixée sur votre tondeuse à gazon : très souvent, elle vous promet une sonorisation du quartier à hauteur de 96 dB. Mais attention, l’échelle des dB est trompeuse : quand on ajoute 3, on augmente en réalité par 2. C’est du logarithme ! Eh bien, votre tondeuse à 96 fait 4 fois plus de bruit que celle à 90 …. De quoi sonoriser allègrement les samedis de campagne. Je dis samedi car les dimanches c’est interdit…, une règle qu’on aimerait que les maires rappellent plus souvent dans leurs bulletins municipaux ! Bien sûr, on saurait faire des tondeuses peu bruyantes, comme on sait faire, pour les marchés, des groupes électrogènes qui ne perturbent pas le promeneur !

 

Toutes les villes sont-elles bruyantes ? Les français citent le plus souvent Paris, Marseille et Lyon, c’est-à-dire les plus grosses agglomérations…. Mais il faudrait y regarder de près et regarder quartier par quartier, les modes de vies pouvant y changer radicalement la donne : voie rapide d’un côté, bars nocturnes de l’autre, les sources de bruit sont multiples et variées. Ce serait aussi une erreur d’opposer la ville bruyante et la campagne synonyme de calme et de nature. Ceux qui ont vécu en lotissement rural savent que le bal des tondeuses du samedi après-midi, souvent prolongé du taille-haies est une réelle nuisance.

 

Oui des villes ont développé des actions volontaires sur la maitrise du bruit. Il y a même un « club des décibels Villes ». Citons, de manière non exhaustive : (http://www.bruit.fr/le-cidb/qui-sommes-nous-/)

 

  • PAU avec son opération « Touche pas à ton pot » donnant une prime à ceux qui n’avaient pas trafiqué leur « mob », financée par les amendes perçues sur ceux qui l’avaient fait,

  • ANGERS, qui a construit une charte de la vie nocturne pour concilier loisirs et calme,

  • Les villes qui ont aménagé des ECOQUARTIERS et qui constatent que le calme y règne naturellement puisque la présence de la voiture y est moins forte

  • Enfin, le Québec qui a mis en place des réverbères qui « flashent » les véhicules motorisés trop bruyants. Mesure contraignante mais efficace !

 

Rappelons le, il n’y a pas de ville apaisée sans réduction du niveau sonore. Le bruit nuit gravement à la santé ? Alors préservons notre tranquillité et celle ces autres … tout le monde y gagnera.

 


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