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Piétons, faites le trottoir !

 

La loi sur l’accessibilité a étendu, en 2005, l’obligation « d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite » des bâtiments publics aux espaces publics. Mesure très sociale, s’il en est, puisqu’elle permet aux habitants – valide ou moins valide, mobile ou moins mobile, jeunes ou moins jeunes - de se déplacer plus facilement et en toute sécurité. Ainsi, une personne avec des enfants en poussette est « à mobilité réduite ». Mais aussi un adulte avec béquille, un malvoyant ou une personne âgée en petite forme…. On estime au total à 60% le nombre de ces personnes ! Plus de la moitié de la population connait en effet, à un moment de sa vie, un handicap.

 

Les communes se sont donc lancées dans des travaux d’accessibilité de leurs bâtiments par des rampes d’accès normalisées le plus souvent. Mais le point le plus critique, celui relatif à l’accès aux espaces publics cette fois, et en particulier aux trottoirs, n’est toujours pas réglé.

 

TROTTOIR : « Un trottoir est un espace réservé aux piétons de chaque côté des rues » (source Wikipédia). La règlementation ajoute : « distinct de la chaussée et de tout emplacement aménagé pour le stationnement. Sa limite est repérable et détectable » et précise que : « les places de stationnement ne peuvent faire un avec le trottoir ».

 

Je ne sais pas vous, mais moi, là où j’habite, c’est toujours le même parcours du combattant : Aller à pied de mon domicile à la poste ou chez le boulanger, soit moins d’un kilomètre de petite ville périurbaine bordée de maisons individuelles, c’est par endroit kamikaze ! Pourquoi ? Parce beaucoup considèrent que le trottoir leur appartient : ils y stationnent leur voiture. « Les piétons n’auront qu’à marcher sur la route départementale » disent-ils ! Résultat : Par sécurité ou plutôt par insécurité, devrais-je dire, aucun parent n’accepte d’envoyer ses enfants à l’école à pied, encore moins à vélo et c’est le schéma « bagnole 20 fois par jour » qui perdure avec les pollutions et le CO2 qui en découlent !

 

Bien avant la loi sur l’accessibilité, le code de la route précisait déjà (Art. R. 417-5) :
« L'arrêt ou le stationnement d'un véhicule empiétant sur un passage prévu à l'intention des piétons est interdit. Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la première classe. » soit 17 € ; une part du produit revient d’ailleurs aux communes et aux départements au titre des « amendes de police ».

 

Les maires doivent être vigilants sur ce problème car leur responsabilité peut être engagée en cas d’accident. Elles doivent rendre aux piétons de tous âges et de toutes mobilités l’espace de sécurité qui leur est dû … tout en gagnant de l’argent sur le dos des incivilités !

 

En voilà une bonne nouvelle !

 


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