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Selon une statistique récente 80% des personnes qui regardent l’émission « Silence, ça pousse » habitent la ville. On peut comprendre qu’un « campagnard de souche» ait le bagage suffisant qui lui permette de se dispenser de regarder cette émission. Mais ce sondage révèle l’immense besoin de nature des urbains.

 

Des études ont mis en évidence que, pour la population, la Nature était synonyme de racines profondes, de stabilité, de calme et même de pureté. La nature nous rappellerait aussi notre enfance avec ses promenades et ses souvenirs intimes. Par la force du ressenti, une seule balade forestière est en effet capable de nous replonger dans nos plus jeunes années et ses émotions d’époque.

 

La définition de la nature varie selon les individus. Si certains se satisfont d’un pot de géranium sur leur balcon, d’autres investissent le moindre recoin de leur appartement de plantes vertes. D’autres enfin ont un réel besoin d’une nature en liberté avec ses odeurs, ses ressentis, ses émotions….

 

Les alertes ont été fréquentes ces derniers temps sur les risques qui pèsent sur la biodiversité. La nature est menacée, trop exploitée, lessivée parfois, trop souvent maltraitée. Je suis toujours surpris du nombre de déchets qui garnissent nos fossés ou même le bord des champs ou le lit des rivières. Les opérations de nettoyages annuels rassemblent souvent beaucoup d’adaptes mais il semble que nous soyons incapable de maintenir les espaces de nature propre « au quotidien ».

 

Les habitants de la ville redécouvrent aussi, depuis plusieurs années, l’intérêt d’une nature nourricière près de chez eux. Les jardins familiaux sont apparus à la fin du 19ième siècle autant pour fournir une occupation salutaire qu’un complément de salaires. La statue de l’abbé Lemire, sur la place du Wietz d’Amain, à ARRAS, évoque cette époque. Reconnaissons que rien n’a vraiment changé autant sur les besoins d’occupation dans les temps libres que sur l’intérêt des compléments de revenus des ménages. C’est surement la raison pour laquelle les jardins familiaux restent très prisés.

 

A la demande du maire d’Arras et avec le soutien de Pas-de-Calais Habitat, le CPIE va investir dans les terrains derrière ses locaux : des pelouses actuellement sans réelle utilité vont être transformées en jardins pour les habitants. Ce projet sera mené avec les habitants à partir de cet été. Objectif : une transformation de la parcelle à partir de 2016. L’inauguration de ce projet aura lieu lors de la fête de la biodiversité dimanche 14 juin. Le CPIE remercie le maire d’Arras et les personnes de Pas-de-Calais Habitat qui ont permis cette opération.

 


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